Qui se cache derrière "Jusqu'à toi" ?

Crédit photo : © Sonia Candolfi Photographie
Je m'appelle Estelle Borgeat, j'ai 30 ans et j'habite à La Chaux-de-Fonds en Suisse.
Écrire, c'est bien plus qu'une passion, un passe-temps, c'est ce qui me fait vibrer. Quand j'écris, le temps s'arrête, mes préoccupations disparaissent. Je laisse mes doigts danser sur le clavier et ils m'emportent dans des endroits que je ne connais pas ou du moins dont je ne me souviens pas. Jusqu'à ce qu'ils me révèlent ce qui était pourtant devant moi.
L'écriture de ce premier ouvrage a été une révélation, j'ai apprécié chaque étape de sa réalisation. M'offrir des années pour écrire, des nuits entières à me relire, à enlever ce qu'il y avait en trop et rajouter ce que je n'avais pas encore osé aborder.
Ça a été d'une grande intensité et ça m'a demandé beaucoup de courage de le dévoiler. Parce que ce livre, c'est mon histoire ou du moins ce dont je me souviens. L'écrire, c'était choisir de faire quelque chose de ce que la vie nous a donné. Qu'il s'agisse des épreuves traversées, mais surtout des talents dont on est doté. Mais quand il est sorti, je me suis soudain sentie dépassée et il m'a fallu plusieurs mois pour oser en parler, pour l'assumer. Parce que le publier, c'était offrir à mes futur.e.s lecteur.trices mon intimité et ça, bizarrement, je n'y avais pas pensé. Je n'avais pas réalisé que ça m'impacterait, que ça m'intimiderait.
Mais grâce à vous, celles et ceux qui ont pris le temps de lire et surtout de m'écrire, ça m'a confortée dans le fait que ça valait la peine de s'exposer, de se dévoiler parce que pour nombreux.euses d'entre vous, ça a résonné.
Alors merci à mes lecteurs et lectrices, vous êtes aujourd'hui 400 personnes à avoir tenu ce livre dans vos mains et quelque chose me dit que ce n'est que le début de son chemin.
Estelle Borgeat
Mon parcours d'écriture
Petite, j'écrivais déjà des lettres. Mon but, toucher, voir les yeux se mouiller, mais ce que j'attendais, c'était d'entendre un rire.
À travers mes mots, je montrais à la personne à qui j'écrivais tout ce qu'elle représentait pour l'enfant que j'étais.
J'ai ensuite passé des années à écrire dans des journaux ce que je ressentais, ce que je traversais et j'ai bien fait parce que cette matière m'a permis de me souvenir de l'enfant, l'ado, la jeune femme que j'ai été.
Comment elle pensait, ce à quoi elle rêvait, ce qui lui pesait...
Et puis, un jour, j'ai décidé de m'offrir une semaine pour écrire. J'ai fait un stage avec Florentine Rey et, pour la première fois, j'ai été lue par des inconnus.
Quand j'ai fini ce premier stage, j'ai su que c'était ça que je voulais faire de mes journées. Écrire à en oublier d'aller dormir.

Crédit photo : © Sonia Candolfi Photographie
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